Reportage – Pond – Elysée Montmartre Paris, 31 octobre 2019

L’unique date française de Pond a été l’occasion de prendre une bonne dose de rock et de pop dansante parfumée aux effluves ensoleillées de Perth, Western Australia. Galerie photos ici
 
Après s’être fait la main dans plusieurs festivals cet été dont le très bon Magnifique Society à Reims (reportage ici), Pond revient dans l’Hexagone pour une date unique à Paris en cette soirée d’Halloween pour laquelle les déguisements n’étaient pas nécessaires afin de s’amuser.
 
Dans un Elysée Montmartre pas tout à fait plein, les australiens menés par le grandiloquent Nick Allbrook ont parfaitement rempli le contrat en réchauffant sérieusement cette ambiance automnale.
 
Nick Allbrook
Pond
 
Pour rappel, Pond nous propose au travers de leurs 8 albums un rock fortement teinté de musicalité psychédélique, héritage culturel issu de ces lointaines et ensoleillées contrées australiennes également exploitées par les compatriotes King Gizzard et Kirin J. Callinan.
Le dernier opus Tasmania (chroniqué ici) casse cette tendance en misant sur une synth-pop mélodieuse et acidulée, calmant certaines ardeurs en favorisant un répertoire plus lunaire, trouvant ainsi les faveurs d’un public un peu plus jeune
 
C’est donc face à un auditoire multi-âge que Pond nous livre un concert favorisant les deux derniers albums. Nick Allbrook fait le show et continue d’impressionner avec une interprétation en quasi-transe, qu’on pourrait penser un brin poussive mais dont les fans de la première heure savent qu’elle est bien authentique.
Les allers-retours vers et dans le public s’enchainent, et l’exultation d’Allbrook contraste toujours autant avec le phlegme du bassiste Jay Watson, qui pourtant est dans la formation actuelle le plus connu (étant membre permanent de Tame Impala et se produisant également en solo via le projet GUM). Joe Ryan et Jamie Terry à la guitare et au clavier sont généreux en sourires et apprécient l’accueil particulièrement chaleureux des parisiens. Les fûts sont tenus par James Ireland et son jeu met de façon habile en exergue les dernières compositions ne sonnant pas particulièrement rock.
 
Jay Watson
Jamie Terry
Joe Ryan
 
Il règne tout au long du set cette ambiance dans laquelle se situe le petit monde de Pond : chaque spectateur se laisse entrainer dans cette vague psyché bucolique et en même temps sacrément déjantée.
La setlist se voit ponctuée de quelques morceaux des deux perles de la discographie de Pond Hobo Rocket et Man, It Feels Like Space Again qui rappellent que la guitare au riff tonitruant reste la base de leur son.
 
Pond
 
Les pogos se multiplient, les bières volent ainsi que les vêtements, plusieurs fans australiens venus pour l’occasion se dénudant rapidement pour ainsi se rappeler que chez eux, c’est le début de l’été ! Cette unique prestation française a été à la hauteur des attentes et afin de ne pas rester sur sa faim, L’Oreille ira rapidement rejoindre Pond en Angleterre histoire de se mesurer aux voisins pas encore brexités.
 

Setlist

Hand Mouth Dancer

Sweep Me Off My Feet

Fire In The Water

Tasmania

Don’t Look At The Sun Or You’ll Go Blind

The Boys Are Killing Me

Burnt Out Star

Aloneaflameaflower

Paint Me Silver

Zen Automaton

Daisy

The Weather

Giant Tortoise

Man, It Feels Like Space Again

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