reportage

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Tu sais, quand tu as grandi dans un cadre où le hip hop, la new jack, le r’n’b faisaient foi…
Tu sais quand tu avais l’image d’une musique qui t’était inaccessible et où tu ne voyais pas l’intérêt d’une bande de chevelus, hurlant et gesticulant sur des sons lourds et violents.
Tu sais quand le style vestimentaire de ces gars donnait lieu à des railleries et qu’ils se retrouvaient parqués dans un coin de la cour du lycée ou du collège parce qu’ils semblaient infréquentables.
Et bien saches que tu te trompais… J’en ai eu la preuve et le Download Festival y a fortement contribué.
(Live report – Download Fest – 10 au 12 juin 2016 par Slimane)

Après avoir récupéré mon pass des mains des petites fées de Live Nation, toutes plus jolies et plus accueillantes les unes que les autres, après avoir gagné le point presse magnifiquement aménagé pour l’occasion, et après avoir échangé quelques mots avec les photographes spécialisés présents, j’ai mis mes a priori de côté car je n’étais là pour qu’une chose : retranscrire mes sentiments de manières dénuée de tous préjugés concernant ce milieu et cette musique qui a, autant que les autres, le droit d’exister. Plus qu’une autorisation de shooter et chroniquer, mon pass-presse était devenu un ticket d’entrée dans un monde qui ne m’était pas du tout familier, un billet pour un voyage au royaume des accros aux riffs de guitares endiablés.

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Le public

Majoritairement masculin, souvent cheveux longs, toujours vestimentairement identifiés comme appartenant à cette tribu « des têtes agitées », le public du Download est un rassemblement de gens de divers milieux sociaux, d’âges variés mais toujours passionnés.

Du père de famille qui porte son bébé (casque anti-bruit oblige) à l’ado insouciant, en passant par le groupe de potes ou le sympa petit couple, le public était rassemblé sous l’étiquette de la musique et du respect. Un de mes a priori a été immédiatement levé, les Hardos sont des cœurs tendres, bien plus open-minded* que dans certains milieux où l’individualisme est à déplorer.

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Le lieu

Le Download, né à Londres, a choisi de s’exporter. La France, et plus précisément l’Hippodrome de Longchamp ont été préféré pour être le théâtre de ce rassemblement des plus grands noms de cette discipline musicale hors normes.
Ce temple du milieu hippique est habitué à recevoir d’autres événements musicaux, comme le festival Solidays qui a eu lieu quelques jours après.

Premier Jour : Vendredi 10 juin 2016

La première baffe de ce week end déjanté fut donnée par Gojira venu présenter son dernier album « MAGMA » : du lourd sans lourdeur et de la pesante légèreté.

Vinrent ensuite Avatar, The Raven Age et Deftones dont les prestations scéniques ont définitivement planté le décor de ce premier Download exporté.

Le soir, les « vieux » étaient à l’honneur ! Anthrax puis Iron Maiden, Ghost et Tremonti étaient là pour assoir leur position de Leader de la Steel musique consacrée.

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(GHOST / Download Festival 2016 / ©Sandrine Olivier)

Deuxième Jour : Samedi 11 juin 2016

Riche de son vendredi qui a donné le ton du week end, placé sous la marque de l’expérience, le samedi se situa sous le signe de la diversité mais aussi de l’originalité et du New School Métal.

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(BIFFY CLYRO/ Download Festival 2016 / ©Sandrine Olivier)

Shinedown puis Apocalyptica suivis par Mass Hysteria, Arcane Roots, Saxon, ont livré un metal conventionnel et quelques touches de nouveauté pour Apocalyptica qui à fait entrer le philarmonique violoncelle sur scène.

Babymetal, le gros point d’interrogation de ce festival, les puristes diront : « mais que diable sont-elles venues faire dans cette galère ? »

Amon Amarth, puis Biffy Clyro, Jane’s Addiction et The Inspector Cluzo ont su tenir la baraque jusqu’à l’arrivée des monstres de Korn qui ont conduit les metalleux hippiques jusqu’à l’heure fatidique de clôture de la soirée qui, pour beaucoup de festivaliers n’étaient pas assez tardive.

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(KORN / Download Festival 2016 / ©Sandrine Olivier)

Troisième Jour : Dimanche 12 juin 2016

The Shrine, Skillet, tous deux noyés, Lofofora, chasseurs de pluie, Strange Bones, puis Trivium et Sabaton, amphibies. Les Bretons présents dans l’assistance ont pu retrouver le temps pluvieux qui leur est cher (provoc).

La seconde interrogation du festival : Rival Sons. Fallait-il les inviter ? Les avis étaient partagés.
Skindred, Volbeat et Megadeth, les valeurs sûres… »Job done » !
Rammstein, les ultimes et pas des moindres…À coup de ceinture explosive et de Fire Show, ils ont su plonger la foule dans un silence monacal lors de l’hommage glacant aux victimes des attentats de Panam.

Qui dit pluie continue et Foot dit pas plus de 100000 spectateurs…Un chiffre un peu décevant mais honorable vu la météo et la nouveauté de ce festival.
Qui dit Métal et Métalleux dit respect et comportements exemplaires.
Qui dit Live Nation dit excellente organisation vu les conditions météo mais peut-être quelques erreurs de casting et un manque de folie…
Le profane du métal que je suis dira tout de même : LOVE IS METAL, RESPECT IS METAL, CRAZYNESS IS METAL…WE LOVE METAL !!!

(Live report réalisé par Slimane KEDJAM)
(©crédit photos : Sandrine Olivier (Petit Dwitch))

-> site : http://www.downloadfestival.fr
-> facebook : facebook.com/DownloadFestivalFR

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