chronique

Echoplain
/ Album « Polaroïd Malibu »
/ Sorti le 15 janvier 2021

// Il y a une vie avant et après la musique, l’état civil du trio Echoplain est la preuve indéniable que la scène noise est belle et bien vivante. Les fossoyeurs du rock lui avaient annoncé une fin imminente, il n’en est rien, l’avenir se reconstruit à partir des ruines du passé.

Il y a une notion de « statut social » dans la musique, car au-delà des controverses stylistiques, elle créée une connexion entre un public et ses acteurs. Elle devient un vecteur d’identification.

La musique d’Echoplain vient à la rescousse des drames humains. L’album que vous avez entre les mains est un condensé intense, viscéral, avec ses dissonances caractéristiques, une musique charnelle qui crée une dépendance, au milieu d’accalmies éphémères.

Les trois compères nous assènent une sacrée leçon de rock and roll. Tout y est maîtrisé, en témoigne dès l’ouverture « All eyes on me », un travail unitaire, qui ne se conforme pas à un classique couplet/refrain.

Si une chose caractérise avant tout Echoplain, c’est leur refus de se constituer comme une simple copie en proposant une musique déracinée hors des sentiers connus. Un disque salvateur de la scène hexagonale, une œuvre qui part du caché pour aboutir à une visibilité totale, luxuriante, un miracle musical, l’un de ceux qui se produisent très rarement et ils sont généralement inextricables.

10 titres d’une énergie jubilatoire, nécessaires en ces temps de léthargie.

(chronique : Franck irle)

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