interview

Rap percussif, frénétique et viscéral aux mots embrasés en provenance de Lille, YN, à découvrir au plus vite !(©photo : Antoine Repessé)


Pouvez-vous me parler de votre rencontre ? Au début, cette envie de jouer ensemble, c’était d’abord pour le plaisir ou il y avait déjà chez vous un désir d’aller plus loin ?

À la demande d’un programmateur de Meaux, on a fait une performance duo voix/batterie. Suite à ce concert, les retours ont été nombreux et positifs. Ça devrait être un « one shot » mais le feeling est super bien passé entre nous. On a décidé de poursuivre et de tenter l’aventure… YN est né !

Quelle place occupe la musique dans votre quotidien ? Ressentez-vous la pratique musicale comme un « besoin vital », un moyen d’échapper un peu du quotidien, un désir d’exprimer votre être… ?

Oui, c’est un besoin vital. La musique occupe quasi tout notre temps. On pense musique, on parle musique, on dort musique. C’est une sorte d’exutoire, un lieu où l’on peut s’exprimer comme on le souhaite.

Parlons de votre professionnalisation : quels en ont été les déclencheurs ? Avez-vous rencontré des difficultés dans le cadre de cette professionnalisation ? Des aides et des rencontres en particulier vous ont-elles permis d’y croire et d’avancer ?

Des difficultés dans notre professionnalisation, il n’y en a pas eu vraiment. On est rapidement devenus intermittents tous les deux. Cela fait plusieurs années que nous vivons de notre passion. C’est vrai, ça nous assure un certain confort dans le développement de nos projets, et celui-là en particulier. La rencontre de notre manageuse a été décisive. C’est l’élément déclencheur qui nous a permis d’y croire encore plus et de faire un bond en avant. Elle est arrivée à un moment où l’on allait commencer à tourner à rond. Avant ça, il y a eu notre co-compositeur Antony Morant. C’est aussi notre ingé son, il est présent sur chaque résidence et nous suit sur toutes les dates. Et Jalal Lamhouti qui fait un super job aux lumières, très importantes pour planter l’ambiance de notre live. Puis le soutien de Sylvain Desplanques et de l’accompagnement du Flow de Lille. Et aussi notre distributeur digital, Atypeek Music qui répond toujours présent. Plus récemment, l’équipe de Dynamo (l’antenne Haut-de-France des iNOUïS du Printemps de Bourges) dont le soutien est sans failles. Et on n’oublie pas ceux qui nous suivent depuis le tout début, impossible de tous les citer mais ils se reconnaitront…

Les initiatives comme le Crossroads, ça représente une aide précieuse ?

Oui, sans aucun doute. C’est une façon pour nous de jouer devant des pros, de pouvoir les approcher, de leur raconter notre projet. Le festival a une bonne visibilité sur le territoire national, voire plus loin car certains étrangers se déplacent. Notre programmation au Crossroads arrive au bon moment, on est très contents.

Et quel a été l’impact de la crise sanitaire sur vos activités ? Avez-vous ressenti la nécessité de repenser votre mode de fonctionnement, d’aborder et de tester de nouvelles pistes pour vous faire connaître ou vous développer ?

Comme tout le monde, on a pris un beau coup de massue sur la tête. Plusieurs dates annulées… puis reportées… puis certaines de nouveaux annulées. Ainsi que des résidences. Surtout qu’on venait tout juste de sortir notre premier EP « Chants de Force », et la promo tournée a été stoppée nette !! On a pris un peu de temps pour nous occuper de nos familles. C’était le flou total dans un premier temps. Puis on a repris nos esprits, et les choses en main. On s’est posés et on a réfléchi à la suite à donner. Vu qu’on avait du temps devant nous (ce qui n’est pas toujours le cas), on a remis tout notre live set à plat pour lui donner encore plus de consistance. On a travaillé des arrangements spécifiques au live avec Manu Lechat qu’on a d’ailleurs testés pour la première fois lors du tournage pour le Crossroads. On est super fiers du résultat.

Enfin, quelle est votre actualité et avez-vous un dernier mot à ajouter pour conclure cette échange ?

On vient tout juste de sortir le clip de notre titre « Nègre ». C’est un morceau fort avec de belles images. Il y a le concert des iNOUïS du Printemps de Bourges, le 17 septembre au Palais d’Auron. Une vingtaine de concerts sont déjà programmés jusque décembre… on croise les doigts qu’ils ne s’annulent à pas nouveau. Mais surtout, nous avons « Chants de Force », ce premier EP que l’on va défendre avec puissance !

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