chronique

LA MAISON TELLIER
/ Album « Atlas »
/ Sortie le 4 Mars 2022

// L’authenticité d’un groupe se perçoit généralement dans son engagement pour l’art, sa sincérité et son authenticité. La Maison Tellier appartient à ces artisans de la musique dont la trajectoire ascendante atteint un point culminant, une vision panoramique du monde.

Le visuel du septième album de la « famille » ne passe pas inaperçu avec son plan en perspective, critère d’importance comme un point de bascule. Atlas constitue un trait d’union avec l’ensemble de la discographie de la formation Normande. Une composante essentielle même de la musique folk, que le groupe s’évertue à magnifier avec des textes qui bousculent le réel et cette lucidité guidée par la volonté de ne jamais céder à une quelconque linéarité.

Fin observateur du quotidien, le groupe nous embarque vers de nouveaux territoires, avec l’adjonction de cuivres, de guitares dorées et toujours cette poésie étincelante. « Kim Yong X » second titre du disque peut surprendre par son introduction pop, les guitares évoquant les Byrds et le chant affirmé de Helmut consolide la trame mélodique avec cette accroche imparable, ce chavirement des sens et cette mélancolie attachante. « Trois degrés de séparation » exprime le funeste destin à laquelle est vouée l’humanité. « Tout l’univers » qui conclut le disque, revêt une étrange légèreté qui se glisse dans la pesanteur du monde.

Parce que c’est avant tout un album sans fioritures, « Atlas » est à considérer comme l’album de la consécration du collectif.

(chronique : Franck irle)

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