chronique

Tamar Aphek
/ Album « All Bets Are Off  »
/ Sorti le 29 janvier 2021

// Ce premier opus – enregistré dans les célèbres studios Daptone Records – peut aisément être gratifié du titre honorable de véritable révélation. D’une part, le charisme de la ténébreuse chanteuse guitariste est d’une évidence manifeste, de surcroît la fièvre qui se dégage de ses compositions témoigne de la maturité d’une artiste capable de rivaliser avec les égéries de l’histoire du rock. Difficile de décrire la teneur générale d’un album dont toutes les chansons sont particulières et qui naviguent constamment entre douce fébrilité lo-fi et sophistication resplendissante.

Voici donc un album que je tiens en haute estime. «Tous les paris sont ouverts» convoque toutes les facettes de la composition idéale, en abordant les sentiments les plus intimes que sont l’amour et ses désillusions, dans son expression la plus exacerbée.

La voix de Tamar Aphek provoque d’innombrables frissons, il est impossible de résister à des titres comme «Drive» dont l’atmosphère incandescente envahit les sens créant une dualité des émotions dont elle seule a le secret.

Il y a chez Tamar quelque chose que d’autres n’ont pas, cette langueur délicieuse dont le sublime «Show Me Your Pretty Side» illustré d’une tessiture vocale coulée dans du velours.

Il y a aussi ces fulgurances jubilatoires où l’énergie est décuplée dans une violence contenue, « Russian winter » titre halluciné où se côtoient une rythmique drum’n’bass et une emphase jazzy dans un exercice d’équilibre bluffant.

Enfin, Tamar possède ce subtil sens de la synthétisation, cet art de combiner les instruments aux confins de leurs limites (sans jamais tomber dans une quelconque démonstration).

Préparez donc une place pour Tamar Aphek dans vos cœurs.

Et pour boucler cette chronique, la rockeuse a rejoint Jerkov Musiques, ce qui augure d’une prochaine tournée Hexagonale.

(chronique : Franck irle)

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