interview

Punk is bien Alive à Amiens avec le combo furieux et caustique Bill The Dog, une énergie punk joviale aux effluves métal à vivre en liberté !


 

Pouvez-vous présenter votre parcours ? Vous venez d’où ? Comment tout a commencé ? Quelles ont été les principales étapes et rencontres fondatrices de votre projet jusqu’à aujourd’hui ?
On est Bill The Dog, un groupe de punk amiénois aux influences variées allant du metal à la pop en passant par le ska… Cette diversité vient du fait qu’on vient tous d’horizons musicaux très différents. On s’est rencontré à la fac et on a très vite compris que les études n’étaient pas pour nous… donc on a quitté le cours, NJ est allé acheter une basse et on a formé le groupe. Parmi les étapes fondatrices on peut citer la sortie de nos deux albums, récemment le départ de NJ pour s’en aller vivre en Italie et l’arrivée de Dante à la basse, qui – anecdote rigolote -, était l’ingénieur son de notre tout premier concert.

Pouvez-vous me parler de votre rencontre ? Au début, cette envie de jouer ensemble, c’était d’abord pour le plaisir ou il y avait déjà chez vous un désir d’aller plus loin ?

Comme dit plus tôt, on s’est tous rencontrés à la fac. Doc, Bad (guitare) et NJ étaient dans les mêmes groupes de travail. Puis Stear (batterie), qui était aussi à la fac, a rejoint la bande suite à une petite annonce postée sur Facebook. Même si la musique reste un plaisir avant tout, il nous a été tout de suite évident qu’on voulait aller plus loin.

Dès la première répétition nous savions où nous voulions aller… bon, on n’y est toujours pas arrivé mais la route jusque-là était sympa donc c’est pas trop grave !

Quelle place occupe la musique dans votre quotidien ? Ressentez-vous la pratique musicale comme un « besoin vital », un moyen d’échapper un peu du quotidien, un désir d’exprimer votre être… ?

La musique nous prend énormément de temps, qu’elle soit jouée par nous ou simplement écoutée. Elle nous coupe, un court instant de notre quotidien, elle nous permet de nous exprimer différemment, de dire ce qu’on a d’enfoui en nous.

Parlons de votre professionnalisation : quelles en ont été les déclencheurs ? Avez-vous rencontré des difficultés dans le cadre de cette professionnalisation ? Des aides et des rencontres en particulier vous ont-elles permis d’y croire et d’avancer ?

La question est compliquée car nous ne sommes pas encore professionnels ! On est fiers de ce qu’on a accompli jusqu’ici mais on a toujours un petit sentiment d’inachevé, d’avoir loupé quelque chose, surtout en ce qui concerne les albums. On est conscients d’être passés très vite dessus et de ne pas les avoir laisser mûrir assez longtemps. Mais bon, on a pris conscience de ce problème là et on a tenté de s’appliquer pour ne pas la reproduire !

Pour ce qui est des rencontres, on est obligés de parler de la Cité Carter ! On répète là-bas depuis le début du groupe et les gars ont toujours cru en nous, ils ont organisé plusieurs concerts avec nous, nous ont donnés énormément de conseils et de contacts… Et c’est grâce à eux qu’on joue aux Crossroads cette année !

 

Les initiatives comme le Crossroads, ça représente une aide précieuse ?

Bien sûr, ça représente une aide précieuse, et ça fait surtout chaud au cœur de voir que ce genre de festival tient encore debout pour aider les artistes en cette période si particulière.

En attendant de pouvoir refaire des concerts avec le public, c’est une chance et une belle opportunité de pouvoir participer au Crossroads.

Et quel a été l’impact de la crise sanitaire sur vos activités ? Avez-vous ressenti la nécessité de repenser votre mode de fonctionnement, d’aborder et de tester de nouvelles pistes pour vous faire connaître ou vous développer ?

Comme la majorité des groupes, on a dû faire une croix sur les répétitions, les concerts et le studio… Donc oui ça a été très dur pour nous (nous apprenions en plus au même moment le départ du bassiste). Mais ça n’a cependant pas vraiment remis en cause notre mode de fonctionnement.

Avant la pandémie, on faisait notre petit bonhomme de chemin et ça avait l’air de fonctionner. Le groupe va connaître certains changements, mais ils n’ont rien à voir avec la pandémie. C’est simplement le hasard qui a fait que ça tombe à ce moment-là.

Enfin, quelle est votre actualité et avez-vous un dernier mot à ajouter pour conclure cette échange ?

Notre actualité, c’est qu’on n’a pas d’actualité ! Bon en vrai, on devrait bientôt s’enfermer en studio histoire de travailler le 3ème album bien proprement et on reviendra dès que possible pour casser des chicots en concert !

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