interview

En empruntant le nom du personnage clef de La Mort aux trousses, The George Kaplan Conspiracy fait un clin d’oeil à Alfred Hitchcock. Ce n’est pas Gary Grant qui se cache derrière un curieux complot mais bien le duo français mené par Gabriel Afathi et Bastien Francoulon.The George Kaplan Conspiracy délivre une pop électronique à la fois subtile et exaltante avec leurs structures minimales, leurs boîtes à rythmes dansantes, leurs guitares réverbérées et une voix unique.(©photo : Vincent Arbelet)

Quel est votre parcours ?

À l’origine de The George Kaplan Conspiracy, il y a la nuit, ce magnétisme propice à la création. Le groupe composé de Gabriel Afathi et Bastien Francoulon voit le jour entre Paris, Dijon et une résidence atlantique du sud ouest de la France où les questions artistiques croisent pédales d’effets et synthétiseurs analogiques. Le groupe trouve rapidement, une musique mélancolique et introspective aux accents à la fois vintages et modernes. Les rythmes Disco soul seventies croisent des sonorités krautrock et electro pour former la palette de The George Kaplan Conspiracy.

Pouvez-vous nous parler de la rencontre  ?

Nous nous sommes rencontrés sur les bancs du lycée à Dijon via des amis communs mais aussi le skateboard. Très rapidement les discussions tournaient autour de la musique et nos influences communes des 60’s’s et 70’s, Les Beatles, Simon & Garfunkel mais aussi des choses plus récentes comme Soulwax, Hot Chip etc…

La musique, que représente-t-elle pour vous dans votre quotidien ? Quand avez-vous commencé à réfléchir à votre professionnalisation et quels ont été les déclencheurs ?

Pour tous les deux, la musique a toujours pris une part importante dans nos vies, que ce soit la pratique ou l’écoute, que ce soit via nos parents, frères et sœurs ou amis, la curiosité et la découverte ont toujours été maître mots. Nous avons chacun de notre coté eu des premières expériences de groupes, que ce soit sur Dijon ou Bordeaux, puis à force de concerts, d’EPs, de mini albums on s’est dit qu’on voulait en faire notre vie.

À quelles difficultés avez-vous été confrontés dans le cadre de votre professionnalisation ?

Les difficultés de la professionnalisation en tant que musicien sont nombreuses mais la première reste la multitude de tâches qui reviennent au musicien dans un premier temps. Avec pas ou peu d’entourage, le musicien doit se charger lui même d’être manager, tourneur, producteur, graphiste, vidéaste, directeur de communication etc…le développement d’un projet necessite énormément de travail et cela peut parfois être fatiguant et/ou désorientant, de plus c’est un milieu en évolution permanente, surtout ces dernières années.

En quoi les initiatives telles que le Crossroads Festival sont une aide précieuse ?

Les initiatives comme le Crossroads sont importantes pour des groupes émergents car elles sont une vitrine, les occasions de jouer devant professionels et public dans de bonnes conditions sont rares et importantes pour le groupe, cela permet de mettre des visages sur des noms, au groupe de s’identifier et se faire identifier.

Pouvez-vous nous dire quelques mots sur votre discographie, vos principales scènes et votre actualité (sorties CD…) ?

Le groupe a sorti deux EP suivis d’un premier album « Recollected Memories »en avril 2019. Après avoir tourné au printemps pour défendre cet album, le groupe reprend la route dés la rentrée un peu partout en France (Dijon, Bordeaux, Paris, Roubaix, Lille, Annecy etc.)