interview

Ghost of Christmas, c’est l’alliance de la voix envoûtante de Martin Mey et des basses profondes et vaporeuses produites par Gaël Blondeau. Après la sortie de leur premier EP Awake signé sur Sound Like Yeah! le label de Laurent Garnier puis un second EP aux sonorités gospel moderne qui les mène jusqu’en Chine, le groupe vient de sortir son 3eme EP The difference. Sur scène, le duo dévoile un univers fantomatique au travers d’un jeu de lumière en clair-obscur finement orchestré. Leurs silhouettes s’effacent, se dédoublent et se fondent dans des formes géométriques, une scénographie pointilliste et poétique. (©photo : Valerian7000)

Quel est votre parcours ?

Gaël Blondeau : Mon parcours musical commence en 1994 : j’étais DJ drum&bass, j’ai eu a cette époque une émission sur une radio indépendante sur Toulon de 1996 à 1999 et quelques sorties vinyles.

Ensuite, j’ai fondé avec un ami un groupe qui s’appelait Chamade Beat, plutôt axé Broken Beat et Nu Jazz et sortie quelque tracks sous Gaël Blondeau (sur le label de Pablo Valentino, Faces Records).

Avec Chamade Beat j’ai eu la chance de travailler avec des gens que j’admire énormément comme Steve Spacek, King Britt, Mpho Skeef, Opolopo etc…

On a sortie des tracks chez Poussez! Swank Recordings, Futuristica Music, Further Out etc…

J’ai eu une petite période ou j’ai produits pour le rap français indé (Grems, Wilow Amsgood, Greg Frite) et ensuite j’ai fondé Ghost of Christmas et le premier disque est sortie sur le label de Laurent Garnier.

Alors au départ de Ghost of Christmas, j’étais seul. Ensuite, on a était trois, puis deux qui est la forme de Ghost actuellement (avec Martin Mey). C’est plutôt un projet à géométrie variable plutôt qu’un groupe.

La musique, que représente-t-elle pour vous dans votre quotidien ?

Je me lève bois un café et je rentre dans mon studio, surtout le matin, des fois très tôt car c’est le moment où je suis le plus productif.

Quand avez-vous commencé à réfléchir à votre professionnalisation et quels ont été les déclencheurs ?

Je n’ai jamais réfléchi à mon professionnalisme, il s’est fait tout seul.
Ma production sur Marseille (internexterne & Limitrophe) veille à ce que je puisse faire de la musique sans être gangrené par les soucis du quotidien.

À quelles difficultés avez-vous été confrontés dans le cadre de votre professionnalisation ?

L’intermittence : devoir remettre en jeu chaque année son salaire, cela reste la plus grosse difficulté.

En quoi les initiatives telles que le Crossroads Festival sont une aide précieuse ?

Le Crossroads Festival va nous permettre de faire découvrir notre nouveau live qui a une direction vraiment différente, beaucoup plus dansante et puis jouer devant le public du Nord, c’est cool car je suis né à Seclin.

Pouvez-vous nous dire quelques mots sur votre discographie, vos principales scènes et votre actualité (sorties CD…) ?

Avec Ghost of Christmas il y a déjà 4 EP sortis.
Le Premier en 2016 « Awake » sortit chez SoundsLikeYeah!, le label de Laurent Garnier.

En 2017 « Connect The Dots » sortit chez Pschent Music et « Connect The Dots – The Remixes » avec des remixes de Jay Robinson, Hugo LX, Nikitch et Meteor les potes quoi 😊, toujours chez Pschent Music.

En 2018 « The Difference » chez Pschent Music.

Là, je prépare le prochain…

En Scène les plus beaux souvenirs restent le Festival Yeah!, les Nuits Sonores, Marsatac, Le Mil à Lisbonne, l’Édition Festival, les premières parties de Rone,les dates avec mon pote French79 (les DJ set en Back2Back avec Simon sont tellement bien ! ), chaque concert à un truc particulier.