interview

Tantôt plein d’espoir, tantôt charnel, tantôt mélancolique, il est difficile de définir simplement Pollux.
Avec son flow désabusé, ses punchlines brutes et son écriture chirurgicale, Pollux frappe au coeur et s’impose en grand maître du vague à l’âme. Il propose un hip-hop aussi brut que léger.
Des images plein la tête Pollux voyage à l’intérieur de sa bulle et nous invite dans son univers complexe et diversifié.

Quel est votre parcours ?

Originaire de Côte d’ivoire et ayant grandi en France (entre Reims et Lille), je fais de la musique depuis 6 ou 7 ans et j’ai toujours baigné dans cet univers. La musique et plus particulièrement le hip-hop a bercé mon enfance et mon adolescence.
Pendant mes années de fac, la musique a pris de plus en plus en place jusqu’à aboutir à plusieurs projets. A la fin de la fac, mon choix était fait, il fallait que je fasse de cette passion mon quotidien.

La musique, que représente-t-elle pour vous dans votre quotidien ? Quand avez-vous commencé à réfléchir à votre professionnalisation et quels ont été les déclencheurs ?

La musique est ma raison de vivre. Elle a naturellement une place centrale dans mon quotidien. Disons que toutes mes journées sont articulées autour de la musique et sous toutes ses formes, aussi bien de l’écoute que de la création.

Ma professionnalisation s’est mise en place il y a environ 1 an et je dirais que c’était la suite logique de mon parcours. La musique prenait de plus en plus de place dans ma vie et une profonde envie d’en faire mon métier s’est progressivement installé.

J’ai simplement suivi mon instinct avec l’envie de pouvoir vivre de mon art.

À quelles difficultés avez-vous été confrontés dans le cadre de votre professionnalisation ?

Je dirais que la difficulté principale est le côté financier. Entre les sessions studios, les clips et la promotion, les sommes peuvent très vite monter. Il faut simplement s’adapter, « quand on veut on peut ».

J’ai la chance d’être extrêmement bien entouré, mes managers sont incroyables et mon équipe type est composé que de numéro 10, ça fait énormément de bien et ça facilite beaucoup de choses. L’entourage est primordial pour un artiste.

Par ailleurs, tout est question d’organisation, avec de la réflexion, il est tout à fait possible de limiter les dépenses tout en maximisant la qualité.

En quoi les initiatives telles que le Crossroads Festival sont une aide précieuse ?

Elles permettent non seulement d’avoir une visibilité supplémentaire en
rencontrant un nouveau public mais également des opportunités puisque de nombreux professionnels sont présents.

C’est une aide importante car il n’est pas forcément facile en tant qu’artiste en développement de se faire connaitre à plus grande échelle et des initiatives telle que le Crossroads Festival sont des éléments clés.

J’ajouterais qu’un tel événement permet de défendre son projet sur scène tout en donnant la possibilité de découvrir et rencontrer également de nombreux artistes, ce qui peut aboutir à de potentielles collaborations.

Pouvez-vous nous dire quelques mots sur votre discographie, vos principales scènes et votre actualité (sorties CD…) ?

J’ai sorti 3 EPs l’année dernière, « Éocène » début 2018, « Brahmā » juste avant l’été et enfin puis « A Mun Klwa » en fin 2018. « Brahma » et « AMK » n’étaient pas prévu initialement mais j’avais l’envie de remercier toutes les personnes qui avaient apprécié Éocène en leur fournissant de nouveaux morceaux et afin qu’ils me suivent dans mon évolution.

Ces projets m’ont permis de faire plusieurs concerts, notamment la première
partie de Ichon au Trabendo début 2018, suivi par le stage Spinnup du Printemps de Bourges.

J’ai également fait la première partie de Josman au Splendid à Lille et enfin la première partie de PLK début 2019 à la Vapeur de Dijon.

Concernant la suite, je prépare la sortie d’un concept prévu entre septembre et décembre 2019 et mon prochain projet est prévu pour 2020.