interview

Ce 28 Mai 2019 au Point Éphémère a eu lieu la Release Party du second album du duo KO KO MO « Lemon Twins ». Une soirée éclectique qui a ravi le public où était invité un autre duo Rock, CATFISH . Manon a pu rencontrer les KO KO MO  avant leur montée sur scène. (Juin 2018 – par Manon Bilot.)


(©crédit photos : Jean Marie Jagu)

Que signifie votre nom de scène ?
Warren : C’était quand je jouais avec K20 du traditionnel blues. Ce qui nous plait dans ce mot c’est que pour plusieurs cultures, il a un sens différent. C’est tribal et mystérieux.

Depuis combien de temps jouez-vous ensemble ?
K20 : Nous jouons ensemble depuis 5ans. Nous nous sommes connu sur un festival avec nos anciennes formations. Toujours aux mêmes postes : Warren guitariste et moi à la batterie. On a tout de suite apprécié la manière de jouer de chacun. Comme une évidence cette rencontre.

Un duo pas plus ?
Warren : On ne change pas une équipe qui gagne !
Oui nous sommes deux. Sur scène ça se passe bien. Il y a une certaine liberté pour construire le set qu’on a envie de jouer chaque soir. En plus nous sommes très complices et au premier regard nous comprenons où l’autre veut aller.
K20 : Depuis 4ans, nous tournons toutes les semaines : Début de semaine à la maison, le reste en concert ! Avec LMP musique qui nous manage et nous font tourner ça se passe bien aussi, donc on continue comme ça. C’est notre vie et notre état d’esprit au quotidien. Nous n’aimons pas s’arrêter 6 mois et repartir sur les routes, on aime continuer.
Warren : De plus nous ne faisons jamais de repet’ ou de résidence.

Vous êtes souvent sur les routes, comment faites-vous pour composer ?
Warren : Nous aimons composer dans le tour bus, en loge…mais quand tu as la chance de faire ce que tu aimes, même à la maison tu ne comptes pas vraiment les heures. Ça m’arrive de me dire : Bon allez je bosse pendant 30min et au final l’heure elle tourne et tu as finalement pris 2h.
K20 : On a de la chance d’avoir aussi les nouvelles technologies qui nous aide. Un petit ordi et hop ça passe en pré-prod. Je peux bosser de n’importe où avec un mini-pc.

Avez-vous un morceau préféré sur ce nouvel album ?
Warren : Je n’ai pas vraiment de morceau préféré. C’est encore trop frais pour m’exprimer là-dessus…
K20 : Sur scène moi je kiff l’intro ! C’est là où tu sens que si tu mets le pied dedans ça va mouiller ou non. Ça conditionne tout le concert !

Est-ce déjà arrivé que le public ne prenne pas à votre musique ?
K20 : Oui parfois le public est chaud bouillant, parfois on le traîne un peu, on voit également lors de quelques balances avec la présence du public, mais à la fin nous les envoûtons ! L’intro c’est le début du concert et du voyage.

Justement,  des voyages vous en faîtes beaucoup ! Votre musique s’exporte ou LMP musique à de nombreux contacts et vous vend très bien ?
K20 : Il y a un peu des deux ! Si ça ne plaisait pas autant aux gens, il n’y aurait personne pendant nos concerts. Les programmateurs se rencontrent, surtout pendant les festivals, les bruits de couloirs vont vite et nous arrivons à voyager en musique. Nous avons la chance d’avoir une super équipe qui s’occupe du voyage, car nous on fait la musique, on prend nos instruments et on saute dans l’avion. Les cultures sont très différentes, musicalement parlant, dans certains pays il n’y a aucune protection contre la pluie… Et l’eau et la musique ça ne fonctionne pas très bien et c’est surtout dangereux. Le voyage forme un couple, un groupe, on part avec la même personne car on se rend compte que ça fonctionne bien. On se forge un caractère et une manière de jouer différente.
Warren : La Chine commence à découvrir les festivals, avec d’énormes structures et c’est à l’échelle du pays. Mais niveau technique et sécurité il y a des progrès à faire comme à dit K20…

Pourquoi avoir réalisé le clip de White House Blues, et pas un autre ?
Les deux : Bonne question !
Warren : Nous ne savions pas quel titre sortir en single, alors nous nous sommes laissé guider par le public, et c’est un peu pour cela que c’est White House Blues qui est sorti en 2ème. Nous avions aussi envie de montrer la nouveauté apportée sur ce second opus.
K20 : Self Love Age que nous avons sorti en 1er est plus dans la lignée de ce que nous faisions avant. Plus pour dire aux gens : Nous sommes de retour ! Mais finalement le public à aimé cette nouveauté, notre entourage nous a beaucoup guidé également. On aime bien ce son funky rock, et puis l’actualité du message.

Le clip Self Love Age, c’est un peu votre carte de visite ?
K20 : Oui il représente bien l’esprit des concerts et la diversité du public que l’on a. Des enfants, des trentenaires, des plus vieux de l’époque de Led Zeppelin etc. Et ce morceau à tout ce côté Seventies que l’on adore !

Pourquoi K20 est-il torse nu dès le début ?
K20 : Et bien auparavant, et depuis les débuts sur scène avec KO KO MO, j’étais toujours bariolé de peinture sur le corps. Nous avons fait 2 ans de tournée avec la maquilleuse, puis après nous sommes partis à l’étranger rien qu’à deux. Donc nous avons laisser cette idée de coter pour le moment, et puis la peinture coule au fur et à mesure du concert… être torse nu me permet d’entrer tout de suite dans le concert et la chaleur du public, et je fais des économies de machine à laver !

Vous avez réalisé un Featuring avec Leïla Bounous, comment est venue cette rencontre ?
Warren : Nous avions travaillé avec elle sur la soirée Rock Nantais au Stéréolux à Nantes pour les 50ans du livre sur le thème du lien entre le rock et la ville de Nantes. Nous avons adoré son travail, son côté instinctif de faire les choses, un peu comme nous.
K20 : C’est une copine Nantaise, qui est une figure de la musique rebeu sur Nantes, ce morceau est parti d’un petit truc entres nous, puis c’est devenu un morceau. Il a un coter arabisant, Led Zeppien et KO KO MO là-dedans, la voix de Warren se marie très bien avec la sienne. Il ressort beaucoup de l’album, nous en sommes très fiers

Le choix des titres à mettre sur l’album n’a pas été trop difficile ?
Warren : Non, cet album a vraiment été réalisé pour le format Vinyle, nous savions assez tôt la setlist logique pour la face A et B.
K20 : La face A c’est KO KO MO, la face B c’est du KO KO MO voyage.
Warren : C’est la première fois que l’on travaille ainsi, le premier c’était moins organisé…
K20 : Comme le premier mariage, le premier enfant (rires)

Une anecdote de concert / festival ?
K20 : Nous n’en avons pas vraiment une en particulier…
Warren : On ne fait pas d’anecdote pipi, caca, vomi, mais il y a à chaque concert une surprise, une certaine forme de pression, parfois qui peut nous empêche de jouer en situation normal d’un concert. C’est du stress inutile car finalement les problèmes se ressoudent, tout se passe hyper bien.
K20 : Si il y a quelque chose qui m’a le plus plu, c’est la 1ère fois que nous avons joué en Inde, quelques heures après l’atterrissage, tu ne sais pas où tu vas, tu vas jouer devant des gens qui ne te connaissent pas et finalement c’était ouf ! Les rencontres faites sur la route sont aussi très importantes, des bénévoles, des techniciens, des artistes…
Warren : Il y a vraiment de beaux souvenirs à raconter, pour moi c’était en Chine, quand nous avons jouer avec un EP 3 titres, avec une scène pouvant accueillir 80.000 personnes. Nous nous sommes demandé ce que nous foutions là ! Nous avons joués à 15h, il y avait déjà 40.000 festivaliers, devant nous, pour un groupe inconnu en Chine ! L’exotisme sûrement !

Vous jouez sur de grosses scènes à l’étranger, mais ici en France sur de plus petites scènes, c’est une volonté de votre part ?
K20 : Non pas vraiment mais l’on préfère jouer sur des scènes comme ici au Point Ephémère, ce lieu est dingue, un peu underground, ancienne friche, avec une belle scène pour 500 / 600 personnes où l’on s’éclate à proximité du public, en mode rock’n’roll. Le jour où on fera un zénith ce sera très différent je pense… Je kifferais jouer aux arènes de Nîmes à guichet fermé, rien que pour nous deux !
Warren : On aime bien les petits festoch’, on aime prendre des risques, aller chercher le public et les accrocher à notre musique. C’est sûrement notre force pour convaincre un maximum de fan ! Moi j’aimerais jouer au Hellfest.
(Interview réalisée par Manon Bilot)

La Release Party du 28 Mai 2019 – Point Éphémère (Paris)
Un concert tout simplement explosif ! La chaleur est montée en puissance dès leur arrivée sur scène avec le premier titre « Lemon Twins »! Warren saute déjà partout et fait rugir sa guitare et K20, torse nu déjà est dégoulinant de sueur.

Les fans et les curieux sont au rendez-vous et c’est tant mieux pour promouvoir le dernier album « Lemon Twins », qui, en live, est une pure merveille ! Les arrangements live donnent de la puissance à chacun des titres, la complicité entre les deux protagonistes est si évidente qu’ils se lançent dans des improvisations qui font bouger le public comme rarement le Point Éphémère à pu le voir !

Ils enchaîneront rapidement avec leurs deux singles et clips « Self Love Age » et « The White House Blues » , que tout le monde connaît déjà par cœur.

Le gros bémol de la soirée : malgré la vigueur du groupe sur scène, K20 nous avertit qu’ils n’ont aucun retour son. On sent l’agacement dans sa voix, le groupe aime tellement se défouler en musique qu’ils se sentent stressés pour des choses qui auraient pu se régler en avance, comme ils ont pu nous le raconter pendant l’interview. Très proche du public, le groupe n’hésite pas à parler ou faire des blagues à son public entre deux morceaux.

Leila Bounous  vient pimenter la soirée en reprenant le titre « 25 « Again » et ils terminent par leur fameuse reprise de Depeche Mode « Personal Jesus » qui a fait monter la chaleur pour cette fin de concert.

Le rock Seventies à de beaux jours devant lui avec un groupe tel que KO KO MO ! Un show puissant fini en apothéose par l’acclamation du public. Allez les voir, ils tournent un peu partout en France cet été  !

(Article réalisé par Manon Bilot)

– Site : http://www.ko-ko-mo.com
– Facebook : https://www.facebook.com/thisiskokomo/

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