chronique

NIKA LEEFLANG
/ Album « Bad Sunday »
/ Sortie le 19 mars 2021

// Comment peut-on passer à côté de Nika Leeflang ? Une singularité vocale un brin effronté à laquelle on ne peut que succomber, des compositions dont les textes chevillés à la musique deviennent vite obsédants, des chansons composées avec l’équilibre parfait de la mélancolie et du détachement !


« Bad Sunday » c’est une palette d’émotions brutes où le texte prend toute sa signification, avec cette urgence maintenue tout du long, comme pour expier ce dimanche encombrant et enchaîner pied au plancher la trajectoire rectiligne qu’offre un horizon prometteur.

Car hier n’est déjà plus aujourd’hui et Nika l’a très bien compris. Elle cuisine sa tambouille, plante le décor sans se soucier des éventuelles comparaisons que suscite « Broken Bones », titre addictif digne d’un grand classique du rock, qui s’écoute en boucle, à plein volume de surcroît !

Puis, il y a cette faculté innée à adapter chaque titre à la scène. Nika s’est entourée de musiciens de confiance, et justement en concert, la voici qui empoigne sa guitare et parvient à recréer cette densité musicale, cette bulle électrique charnelle et incandescente qui renforce cette sensation de proximité.

On retiendra aussi « Swimming Pool » pour ses réminiscences 90’s, cette voix légèrement éraillée, cet équilibre des guitares savamment dosé où la ligne de démarcation entre électrique et acoustique est presque imperceptible, détail qui met en perspective l’équilibre des mélodies avec la rythmique.

Tout cela rend « Bad Sunday » incontournable. On se sent irrémédiablement bien en compagnie de ces 9 chansons.

(chronique : Franck irle)

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