chronique

Guerilla Poubelle
/ Album « La Nausée »
/ Sortie le 17 Novembre 2017

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J’me marre ! Le fou que je suis ! En commençant cet article, j’étais prêt à présenter les Guérilla Poubelle, genre voici un nouveau groupe, tout jeune d’à peine 15 ans, un brin énervé mais c’est normal car il y a beaucoup de vitamine dans les Betteraves… Pffff ! N’importe quoi ! Bon, ok, j’atterris. On est en 2018, tout le monde sait que les Guerrila Poubelle font parti de la ligne de front du punk-rock Français.

Après avoir fait des milliards de concerts en France et dans le monde (Japon, Canada, Allemagne, Brésil, USA…), mené une activité débordante au travers de la « Guérilla Asso », de la prod, de la distro, des concerts, un label, de l’indépendance, du DIY et de la production et trois albums, ils se reposent enfin !!! Juste 5 minutes le temps de boire un p’tit kawa et zouuu ! Les revoilà avec un nouvel album délicatement nommé « La Nausée ».

A la première écoute, une bonne claque dans la tronche comme d’hab’ mais pas de surprise et c’est tant mieux ! Attendez-vous donc à du pur et bon GxP, toujours en Power trio, une basse comme un moteur boosté à l’éther, une batterie explosive, une gratte incisive, saturée à souhait et bien sur la voix de Till, gargarisée à la soude et reconnaissable entre mille.

Un album court de treize titres qui n’est franchement pas une partie de rigolade. Les Guérilla Poubelle décrivent la société dans laquelle on baigne, les illusions et désillusions qu’elle engendre. C’est sombre, grave, ça sent le mal être et la déception. « Je ne possède que mon corps » traite du besoin qu’ont certains de posséder, diriger, du matérialisme qui finalement n’est qu’illusion. Sont abordés aussi des thèmes sur les inégalités sociales, la manipulation de masse qui nous fige dans des cases ou des chemins tout tracés (« Ceux qui ne sont rien », « Identité rigide »), un monde où les dirigeants nous ballottent entre vérités, mensonges et confusion, où la misère est en expansion, précarité et régression qui font du modèle américain un véritable cauchemar qui nous arrive en pleine face (« Une bouteille à la mer »), le travail qui rime avec esclavage, burn-out, stress, angoisses, au profit des dirigeants et banquiers avec « En marche », un Hommage au Féminisme avec « Les fils et les filles des sorcières que vous n’avez pas brulées ». On ressent aussi une certaine déception du genre Humain, « Plus je connais les hommes et plus j’aime les chiens ». Enfin, les ravages des médias avec « Nous sommes morts trop jeunes » qui nous rappelle que tous les jours on se lave le cerveau en regardant la télé, alors que c’est bien connu, quand une télé s’éteint, un être s’éveille.

Bref, même si le style de Guérilla Poubelle ne change pas, c’est une suite logique des précédents albums et c’est super addictif. Je ne cesse de l’écouter ! De plus, ils sont incontestablement un groupe de scène et bien sûr, il faut les voir et les revoir en concert ! On ne peut pas les manquer, cela fait des années qu’ils sont partout. Pour ma part, j’irai m’en foutre plein les oreilles le 6 Avril 2018 au festival Betizfest à Cambrai.

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