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Quoi de mieux pour bien commencer une nouvelle année qu’un petit marathon ? Non, pas de jogging informe ni de vieilles running usées mais trois concerts d’affilée de The Divine Comedy aux Folies Bergère ! Les 23, 24 et 25 janvier derniers, le magnifique théâtre parisien tout en velours rouge a accueilli une nouvelle fois Neil Hannon dans le cadre de la tournée Foreverland, qui, à l’image de son dernier opus, opte pour des teintes de nostalgie empirique, de revival Napoléonien.
(Janvier 2017 – par Laetitia Mavrel.)

Divines Soirées

Trois soirées (set list identiques, regrettable vu la prolifique carrière du bonhomme) à la mécanique très bien huilée mais pour autant non expédiées dans l’automatisme. Neil Hannon et ses musiciens apprécient d’être en notre compagnie, prennent du plaisir à partager la scène (multiples petites boutades et sourires entre tous), et le rendent au public avec en bon front-man un Hannon qui papote aisément.

La première partie du concert se fait sous les traits de Napoléon (la taille colle parfaitement !) et le costume sied tout à fait aux titres « Napoleon Complex », « Catherine The Great » et « To The Rescue ». La grandiloquence du déguisement (et Hannon sait tellement en jouer) donne également toute son ampleur à des morceaux comme « Sweden » et « The Certainty Of Chance ».

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(©crédit photo : Laetitia Mavrel)

Un Neil Hannon tout de noir vêtu avec melon et parapluie tout droit sorti de la City de London revient sur scène et nous enquillons avec une nouvelle partie de set qui rend notamment hommage aux deux avant derniers albums, beaucoup plus décriés à l’époque, que sont « Victory for the Comic Muse » et « Bang Goes The Knighthood ».

« The Complete Banker », « Bang Goes the Knighthood » et « A Lady of a Certain Age » (probablement sa chanson la plus émouvante) ramène le public « sur terre ». Hannon quitte le personnage pour se livrer plus simplement.

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(©crédit photo : Laetitia Mavrel)

Entre temps, une petite pause drinks s’impose : distribution de verres de vin, de bières, de sodas et autres Gin Tonic …et Hannon amorce la fin du set avec un passage à la guitare électrique qui – enfin – voit se lever le public. Le théâtre se transforme peu à peu en salle de concert et un petit florilège de « classiques » s’en suit : des valeurs sûres comme « National Express » et « Something For The Weekend », des chansons plus burlesques comme « A Drinking Song » qui mettent d’accord la fosse et les balcons pour nous mener aux rappels qui, avec un retour à la guitare acoustique, se terminent sur une note plus douce mais néanmoins dansante avec des titres comme « Charmed Life » et l’indéboulonnable final « Tonight We Fly ».

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(©crédit photo : Laetitia Mavrel)

Après autant d’albums, au travers de périodes bien définies (90’s : costard et folie douce avec musique lyrique et ampoulée ; 2000 : tentative de « normalisation » avec balourdage du melon et de la cravate puis retour à un classique plus modeste et posé ; 2010 : le melon revient en force et se transforme en costume historique avec des compos de plus en plus abouties), chaque spectateur a bien en tête sa set list parfaite et ne peut donc sortir de ses concerts totalement satisfait. Néanmoins, la fidélité de Neil Hannon à son public est réelle.

Devons-nous craindre la cinquantaine qui approche pour l’artiste, du fait de cette nouvelle phase très « costumée » ? Considérons pour le moment cela comme une nouvelle folie et réjouissons-nous plutôt de son envie de toujours nous surprendre.

On ne va tout de même pas se plaindre quand un artiste fait autre chose sur scène que gratter sa guitare et enchainer les titres bêtement…
Vive la fantaisie et longue vie à l’Empereur !

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(©crédit photo : Laetitia Mavrel)

Set List (les 3 soirs, oui…) :
– Sweden
– How Can You Leave Me on My Own
– The Frog Princess
– Catherine the Great
– Bad Ambassador
– Napoleon Complex
– The Pact
– To the Rescue
– The Certainty of Chance
– The Complete Banker
– Bang Goes the Knighthood
– Generation Sex
– Our Mutual Friend
– Funny Peculiar (with Cathy Davey)
– A Lady of a Certain Age
– Songs of Love
– At the Indie Disco
– Becoming More Like Alfie
– Something for the Weekend
– I Like
– National Express

Rappel 1
– Assume the Perpendicular
– A Drinking Song
– Absent Friends

Rappel 2
– Charmed Life
– Tonight We Fly
(Article réalisé par Laetitia Mavrel)
(©crédit photos : Laetitia Mavrel)


(The Divine Comedy : Catherine The Great)

-> Site : http://thedivinecomedy.com
-> facebook : facebook.com/divinecomedyhq

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