reportage Rock en Seine Day 2

De retour en ce samedi ensoleillé au Domaine de St Cloud pour Rock en Seine qui fait la part belle aux voix féminines et aux formations atypiques.
 
Après la rincée curiste d’hier soir, cette journée du samedi prompt aux découvertes fut relativement reposante. Pas vraiment de grosses têtes d’affiche, peu de rock, mais les fans de DJ set, électro et chanteuses à voix ont été ravis. Il en faut pour tous les goûts !
 
Début en fanfare (et c’est le cas de le dire) avec Louis Cole Big Band, tout droit venus de la chaude et délurée Californie. Attention le nom est trompeur : là où nous nous attendons à un orchestre un peu classe, c’est une méchante impression de bande à Basile qui ressort de cet ensemble foutraque. Les instruments sont bien là (saxo, flute, trompettes, percus, basse) mais il va falloir repasser pour la classe. Costumes d’Halloween et danseuses un brin grotesques, les voix de la programmation sont clairement impénétrables.
 
Louis Cole Big Band
Louis Cole Big Band
Louis Cole Big Band
 
Partons nous rafraichir avec un vent rock bien agréable venu tout droit de Norvège. Girl in Red (ici en bleu) est un groupe menée par la toute jeune Marie Ulven qui redonne foi en une musique spontanée et bourrée d’optimisme. Sur fond de rock surf, les musiciens sautent, dansent, sourient et partage leur joie de ce premier concert français. Que de plaisir de trouver des jeunes qui ne tombent pas dans le paraître, ça joue et c’est là l’essentiel.
 
Girl In Red
Girl in Red
Girl In Red
 
Petit break à la fraîche au son de la voix très douce de Mathilda Homer, qui nous distille une soul plutôt jazzy sur un rythme lent et posé. Se produisant sur ce qui est devenue la scène Firestone, aux couleurs et aux logos d’une mocheté déplorable (merci le partenariat pub outrancier), Mathilda nous fait voyager yeux fermés grâce à sa voix mélodieuse.
 
Mathilda Homer
Mathilda Homer
Mathilda Homer
 
Départ pour la Cascade pour le duo DJ Polo & Pan, qui ont écumé les festivals tout cet été. Une french touch pur jus, sobre, avec ce qu’il faut d’effets lumières et vidéo, et surtout deux artistes souriants dans une ambiance un peu kitch et très bon enfant. Un set qui aurait mérité un début de soirée, la lumière du jour ne valorisant pas la mise en scène.
 
Polo & Pan
Polo & Pan
Polo & Pan
 
Retour à la grande scène pour le concert classieux du jour avec la star soul anglaiseJorja Smith. Tous les ingrédients du succès sont réunis : la voix grave et profonde, épurée de tout trémolo qui faisait les beaux jours de nos divas braillardes des 90s, une prestance indéniable et un sourire ravageur. Le public en majorité très jeune était sous le charme, reprenant à tue tête les paroles malgré la barrière de la langue. Galerie complète ici
 
Jorja Smith
Jorja Smith
Jorja Smith
 
La rédaction a fini sa journée en jouant l’audace. En lieu et place de sets electro de renoms qui étaient les têtes d’affiches de la soirée (Jungle et Major Lazer), nous sommes retournés sur la scène Firestone pour ce qui a été l’ovni du jour : Peter Cat Recording Co. . Fondé à Dehli en Inde, le groupe passe du jazz au garage, d’un rock psyché jusqu’à une disco rock très entrainante. Totalement inclassable, la nonchalance du chanteur rappelle le meilleur de la Fat White Family. Ambiance tamisée, clope et whisky, petite fleur à la boutonnière, un de ces moments irréel et jouissif du festival.
 
Peter Cat Recording Co.
Peter Cat Recording Co.
Peter Cat Recording Co.
 
Retour au bercail pour reprendre des forces afin d’entamer le Day 3 qui nous réserve un marathon rock éprouvant. On est à Rock en Seine ou pas ?
 

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