reportage Rock en Seine Day 1

Fin de l’été rime avec Domaine de St Cloud (non ça ne rime pas vraiment) et le dernier gros festival francilien Rock en Seine. Retour sur ce Day 1 qui nous a rappelé que Friday, I’m in Love.
 
Au vu du temps déplorable du week-end du 15 août, nous étions en droit de nous inquiéter sur l’état du ciel pour notre traditionnelle fin d’été à St Cloud. Or, tous les météorologues s’étant donnés RV au magnifique domaine , ils nous ont apporté le soleil et la chaleur en prime.
 
 
Ce premier jour de l’édition 2019 a eu les honneurs de l’exclusivité française de The Cure. En tournée festivals en Europe, Paris a donc décroché la timbale cette année. Nous commencerons directement par ce qui a clôt la journée d’une majorité de festivaliers, venus exclusivement pour Robert.
 
The Cure
 
Un set de 2h15, un groupe dans une forme éblouissante et un Robert Smith au comble de la joie car souriant, taquin, peu avare en remerciements et particulièrement en voix, cette voix si fine et puissante qui n’a pas bougé d’un iota en 40 ans. Les mauvaises langues viendront rire du sempiternel look gothique de notre icône 80s mais lorsque que l’on affiche un tel charisme et un tel talent, et surtout une telle dévotion envers ses fans, le physique est le cadet de vos soucis. Jeunes et (en majorité) moins jeunes ont chanté, sauté, tapé des mains avec le groupe qui nous a délivré une set list quasi best-of. Peu de réelles raretés mais un set qui a donné de la joie à tout le monde, afficionados comme érudits. Robert Smith a encore démontré que The Cure reste un groupe mythique et qu’il sait toujours entretenir la flamme. Galerie complète ici
 
The Cure
The Cure
 
Revenons donc sur ce début de journée avec la jeune anglaise Alice Merton, diva mi soul mi pop en devenir qui a apporté beaucoup de fraicheur et d’entrain aux premiers festivaliers déjà en sueur. Une des nombreuses voix féminines à découvrir durant ces 3 jours, le festival ayant à cœur de respecter la parité dans sa programmation.
 
Alice Merton
Alice Merton
Alice Merton
 
Départ pour la grande scène avec la 3e prestation au festival de Balthazar, brillant groupe rock belge qui ne cesse de gagner en qualité dans la composition et l’interprétation de ses titres. La subtilité et le timbre de voix grave de Maarten Devoldere sont les atouts maitres de ce rock indé si élégant. Le violon, le trombone et les synthés s’accordent parfaitement avec le son rock du groupe. Une première grande scène hautement méritée. Galerie complète ici
 
Balthazar
Balthazar
Balthazar
 
Passage à la Cascade avec les remplaçants de dernière minute MNNQNS, groupe de garage-pop de Rennes dont la prestation très dynamique nous a fait oublier l’annulation de King Princess. Dans la lignée des talents rock français tels Last Train et The Psychotic Monks, MNNQNS (au choix dans la prononciation) rappelle que le rock garage n’est pas que britannique ou parisien.
 
MNNQNS
MNNQNS
 
Passage un peu exprès de nouveau sur la grande scène avec Jeanne Added qui termine son marathon des festivals. Artiste récompensée aux dernières victoires de la musique et suite à un concert des Eurocks de haute volée, c’est en mode plus calme que nous retrouvons l’artiste qui accompagnée de ses choristes a distillé sa pop-electro très en vogue en ce moment.
 
Jeanne Added
Jeanne Added
Jeanne Added
 
Premier conflit de taille du festival, la concomitance des sets de Johnny Marr et Eels. Johnny Marr sur la trop petite nouvelle scène des 4 vents a immédiatement donné le La et a ravi de son énergie, de ses mimiques de frontman sexy et de ses sourires tous les fans qui attendaient avec impatiente toutes reprises des Smiths. Mission accomplie. Galerie complète ici
 
Johnny Marr
Johnny Marr
Johnny Marr
 
Petit sprint pour aller rejoindre à la Cascade Eels et son leader E toujours caché derrière ses lunettes de soleil et sa barbe maintenant plus que grisonnante. S’étant un peu détaché du mode blues qui prévalait sur les derniers albums, E revient vers un son plus garage tout en restant très orchestré country. Jamais avare d’une discute avec le public, le set d’une heure a permis un petit voyage au travers de leur large discographie, le point d’orgue ayant été pour les plus anciens fans d’entre nous ce My Beloved Monster qui ne prend jamais une ride. Galerie complète ici
 
Eels
Eels
 
La dernière course débute pour aller se placer tant bien que mal parmi les déjà très nombreux curistes en place depuis le début d’après-midi. L’expectation de ce concert en a presque occulté tous les shows vus auparavant, le prix à payer quant on est programmé le même jours que The Cure. C’est néanmoins avec un sentiment de journée bien chargée musicalement que le retour se fait. A suivre en Day 2.
 

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