Reportage – Mac Demarco – Zénith de Paris – 15 novembre 2019

Mac Demarco s’est vu offrir les honneurs d’un Zénith de Paris pour nous régaler d’un show plus calme que d’habitude mais néanmoins toujours aussi réussi.
 

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Mac Demarco ne cesse de monter crescendo dans son adhésion auprès du public français, sa renommée le menant à peine deux ans après son Olympia ultra complet à passer dans la cour des grands avec le Zénith de Paris comme seule date française.
 
Les aficionados sont habitués à des shows déjantés, car Mac Demarco est un artiste très expressif. Son répertoire folk rock l’a mené pour le dernier disque à lever un peu le pied sur les morceaux rythmés pour se consacrer en majorité aux ballades douces qui sont des petites perles mélodieuses.
 
Mac Demarco
 
Mais c’est justement là que les fans de la première heure, habitués aux titres plus originaux et assez barrés des premiers disques ont un peu déchanté à la sortie de Here Comes The Cowboy . Non pas que Mac Demarco ne sonne plus juste, mais simplement que l’après This Old Dog en 2017, disque très équilibré et qui permettait d’apprécier les deux facette de Demarco, a vu la tendance partir vers le plus soft.

Chronique de l’album ici

 
Le résultat est un Zénith de moitié rempli, qui laisse beaucoup d’espace à combler. La première partie Methyl Ethel, duo electro rock en provenance de Perth en Australie, séduit le public qui commence à se rassembler au plus près de la scène. Arrive Mac Demarco, toujours très loquace et propice aux clowneries déambule sur la grande scène qui voit les musiciens, d’ordinaire partie intégrante des délires, tenus à distance les uns des autres et l’on ressent un manque de cohésion générale. Mac Demarco assure néanmoins le set, toujours avec le mot pour rire entre deux morceaux, mais ne pouvant se dévêtir comme il le fait en festival, et surtout, ne s’abreuvant que d’eau, ce qui étonne tout le monde.
 
Methyl Ethel
Methyl Ethel
 

Galerie photos Methyl Ethel ici

 
Mac Demarco
Mac Demarco
Mac Demarco
 
Cette configuration peu banale n’empêche pas ce dernier d’interpreter de façon parfaite ses chansons. Le concert débute par une belle entrée en matière avec On The Level et Salad Days, tube de l’album éponyme. Le dernier disque est bien représenté et permet à Demarco de nous faire démonstration de son talent à passer d’un personnage bouffonesque à un crooner usant d’une voix très profonde et sensuelle. De belles raretés comme Rock And Roll Nightclub sont jouées, et le final se fait avec une sympathique tromperie, Demarco nous annonçant le trop rare Blue Boy pour au final singer Enter Sandman de Metallica.
 
Mac Demarco
 
La question est donc de savoir si ce calme relatif est plutôt dû au choix de la setlist et à une salle un peu trop grande ou bien à une évolution dans le jeu de Mac Demaco, qui proviendrait d’un nouvelle maturité acquise au long ses longues années de pratique.
 
Mac Demarco
 
On se régale tout de même de l’esprit libre et désinhibé de Mac Demarco, qui toujours généreux en sourires et en blagues, et un peu décrié par certain quant à ses pitreries sur scène, arrive à se faire aimer du public, quelles que soient les conditions où il se produit.
Vraisemblablement, le Zénith est un choix encore un peu prématuré, mais la joie simple et honnête de Mac Demarco à être parmi nous valait le déplacement.
 

Setlist :

On The Level

Salad Days

Nobody

The Stars Keep On Calling My Name

Little Dogs March

Cooking Up On Something Good

Finally Alone

My Old Man

Ode To Viceroy

Choo Choo

Another One

Preoccupied

Freaking Out The Neighborhood

Rock And Roll Nightclub

My Kind Of Woman

Chamber of Reflection

Still Together

Rappel :

Enter Sandman (Metallica cover)

 

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1 réponse

  1. 17 novembre, 2019

    […] Reportage ici […]