chronique

MIEGEVILLE
/ Album « EstOuest »
/ Sorti le 8 Novembre 2019

// L’évocation du nom de Miegeville semble encore être confidentielle pour le commun des mortels et pourtant le bonhomme a officié en tant que frontman dans des formations telles que Psykup ou Cancel the Apocalypse.

C’est désormais en solo que l’artiste a choisi d’explorer de nouveaux territoires, au travers des mots, dans une démarche transversale, une mutation poétique qui s’affranchit des contraintes d’un genre codifié.

L’univers du chanteur semble décrire sans aucune amertume une certaine mélancolie, fondamentalement textes et musiques s’accordent dans un ensemble cohérent et se font le miroir d’une alchimie parfaitement maîtrisée. Album introspectif, chaque titre est une sorte de dystopie musicale mais surtout la carte postale d’un voyage. « Longue nuit« , en ouverture, navigue entre Spoken-word et Blues, « Les couleurs tu vois« , une prolongation électronique du titre précédent, une plongée en profondeur au travers des mots. Les 8 titres s’enchaînent comme les séquences d’un film, chacun liés par une pulsation charnelle du verbe.

(©photo : Maxime Delporte)

(chronique : Franck irle)

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