chronique

LIQUID BEAR
/ EP « Heavy Grounds »
/ Sortie le 5 Mars 2021

// Liquid Bear est certainement l’attraction musicale de ce début d’année avec cet EP de très haute volée, « Heavy Grounds » dont l’inspiration flamboyante se décuple en structures complexes complètement maîtrisées.

Le quatuor a élaboré un patchwork où se conjuguent pêle-mêle tout un panel de genres télescopés, un disque qui permet d’accéder aux secrets de la rigueur mélodique, la recherche d’une certaine précision.

Il règne dans les 5 titres de ce disque une certaine lucidité réaliste sur le monde qui nous entoure. Car vouloir se démarquer de ses contemporains n’est pas chose facile, évidemment, les caractéristiques qui différencient quelqu’un de ses pairs sont avant tout dans le contenu artistique et la personnalité de chaque musicien et Liquid Bear continue de créer avec une aisance naturelle son propre univers avec une authentique sincérité.

Dès les premières mesures, « Goblin Crusher » impose sa patte d’ursidé, avec ses structures rythmiques imprévisibles, jonction entre psychédélisme et musique progressive.

De cette énergie décuplée, il en ressort une tension qui s’évacue par l’entrejeu de nuances subtiles. « The Frog » est magnifié par les dissonances du chant que le groupe enrobe en calvacades avec ses cassures rythmiques.

Liquid Bear sait faire preuve d’une maturité musicale surprenante, ornée d’enluminures toute en finesse, en corollaire avec des textes pessimistes.

« Heavy Ground » qui conclut le disque (dont on peut désormais écouter ou visionner le clip), pose les jalons d’une musique désinhibée, affranchie des sempiternelles structures classiques du rock.

Une belle découverte que nous octroie l’agence de communication La Tête de L’Artiste.

(chronique : Franck irle)

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