reportage

C’est le hasard qui donne naissance aux choses rares. Le hasard de chemins qui se croisent et où des rencontres se font. Des choses rares qui engendrent des émotions plus grandes et plus forte qu’à l’accoutumée. On pourrait aussi appeler ça l’imprévu. Bref, c’est un peu ce qui a donné naissance au groupe « L’Épée ». (L’Épée – 15 décembre 2019 – l’Aéronef – Lille) (Report par Vincent Vince Picozine)

L’Épée, c’est donc la rencontre d’Emmanuelle Seigner, du groupe « The Limiñanas » et d’Anton Newcombe, leader de « The Brian Jonestown Massacre ». Le lien magique qui a engendré l’Epée, c’est l’amour du rock et pas n’importe lequel ! Celui qui vient des profondeurs, qui nourrit, qui construit, qui enivre, qui rend dingue. Et autant dire qu’ils en ont bouffé du rock de ce genre tout comme nous d’ailleurs !

(©photo : Vincent Gaillard)

Ce soir-là c’était un véritable festin assaisonné de rock 60’s entre garage et post yéyé, du 70’s psychédélique, du 80’s étrange et décadent, du 90’s supersonique. Le tout savamment mélangé pour donner une tambouille jubilatoire. Il y avait du Gainsbourg, du Velvet Underground, du Lord Of the New Church, du My Bloody Valentine, pour ne citer qu’eux. C’est ainsi que l’on à vécu l’Épée sur scène !

(©photo : Vincent Gaillard)

Sur scène, ambiance orientalo-psychédélique arborant des tapis prêts à s’envoler, des lampes exotiques aux lumières intimistes et une odeur d’encens enivrante.

Au premier plan ce dresse une épée, objet qui se lève pour le combat ou se baisse pour anoblir. Étrange ambiguïté qui plane sur cette épée qui a mystérieusement donné son nom au groupe. De gauche à droite s’alignent Lionel et Marie Liniñana, Emmanuelle et Anton et surprise en second plan, quatre musiciens additionnels armés de guitares en tout genre et de claviers chargés d’électronique venue d’ailleurs! Sur le coup on s’est demandé pourquoi un tel renfort ? On comprendra vite par la suite !

(©photo : Vincent Gaillard)

Le concert commence par le titre « La Brigade des Maléfices » en clin d’œil à la mythique série fantastique française des années 70. Ambiance étrange sous la narration d’Emmanuelle, c’est psychédélique, ça ondule, ça tournoie. On s’élève lentement pour se plonger dans un décor cinématique d’un autre temps. Ainsi les titres de « Diabolique » vont s’enchaîner les uns aux autres montant en puissance telle une incantation chamanique.

On repense à « Une Lune Etrange » et son coté « Jesus and the Mary Chain » et l’excellent « Dreams » tout droit importé de 60’s nonchalantes, « Lou », imploration pour que Mister Reed revienne nous faire danser sur des planchers de velours. Bref, un vrai délire jubilatoire ce concert !

(©photo : Vincent Gaillard)

De mémoire, je dirais que tous les titres de l’album y passent ainsi que quelques titres des Limiñanas. On comprend au fur et à mesure l’intérêt de toutes ces guitares dressant un mur sonique qui s’abat sur nous comme un déluge. L’éclairage sur scène presqu’en contrejour rajoute au mystère. Les musiciens très complices et Emmanuelle, sublime, confirme que l’Alchimie opère avec magie. On en ressort émerveillé et on espère que le groupe perdurera pour en avoir encore plus à écouter et pouvoir revivre ce beau voyage que fut ce concert.
(chronique et photos par Vince Picozine)

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