interview

Un second album intitulé « Good Days » sorti ce 17 Janvier et un concert au Bataclan le 31 qui a ravi un public enthousiaste ! Une belle rencontre avec Jérôme à découvrir ! (Janvier 2020 – par Manon Bilot.)


Peux tu décrire en quelques mots ton parcours artistique jusqu’à aujourd’hui ?

J’ai commencé Broken Back en 2013 en passant 1 an en convalescence et je tiens mon nom de scène de mon accident de dos cassé. J’ai donc commencé à ce moment là à prendre ma guitare et composer des morceaux.

J’ai écrit mon premier EP comme un exutoire, j’ai posté tout ça sur internet et le public s’est très vite approprié mes chansons. Après plusieurs millions de vues,  je suis passé de la vie virtuelle à la vie réelle sur scène.

J’ai ensuite sorti mon album éponyme pour raconter la genèse de toutes les chansons en novembre 2017. Entre 2013 et 2017 j’ai donc fait énormément de concerts pour prendre le temps de tester mes chansons sur scène, affiner mon album.

Fin 2017 tout s’est emballé jusqu’à aujourd’hui grâce aux Victoires de la Musique : j’ai joué en Amérique Latine, aux États-Unis, en Polynésie, en Europe, en Nouvelle-Calédonie bref un peu partout dans le monde,  avec environ 300 concerts.
Jusqu’à ce deuxième album, un nouveau chapître.

Ton deuxième album est sorti ce 17 Janvier, peux-tu m’expliquer les changements que tu as apporté par rapport au premier opus ?
Le processus d’écriture et de création est totalement l’opposé du premier album. Avant, c’était comme une thérapie et fait en huit-clos. Le deuxième album a été créé en ouverture totale sur tout ce que j’ai pu vivre pendant la tournée. Le premier, je peux le considérer comme un journal intime alors que le second est comme un carnet de voyage.

Je me suis inspiré de tout ce que j’ai pu vivre, découvrir, les rencontres avec les gens, les instruments que j’ai découvert sur la route. Nous avions même un petit rituel avec l’équipe pendant notre tournée à l’étranger : utiliser un instrument de musique du pays pour jouer un morceau (bouzoukis, darbouka, toere qui est un instrument de percussion de Polynésie en bois de rose…)

J’ai eu envie d’un album plus ouvert sur le monde, solaire, et d’ inviter mes souvenirs à s’y graver pour toujours. C’est toujours de la folk électro, mais avec une touche « world », car on y découvre des touches du monde entier.

Ce nouvel album est aussi plus engagé comme le titre « She Falls ». C’était important pour toi de retranscrire musicalement tes émotions ?
J’ai effectivement eu envie de me livrer, d’aller plus loin dans les thèmes abordés et de pousser ma voix. Le choix des thèmes est effectivement plus engagé, comme « She falls » qui parle des violences conjugales, un thème qui est extrêmement important pour moi. J’ai eu envie d’en parler avec les armes que j’ai à ma disposition : les mots et la musique.

Ça me tient à cœur de parler de ces drames. Le clip montre le visuel que je me suis imaginé lors de l’écriture de ce morceau. Les images parlent et sont aussi une arme forte dans la musique, comme pour l’esprit du public.

J’ai voulu mettre en scène la prison psychologique dans laquelle des femmes s’enferment. Le clip est tout en monochrome rose, et l’on peut y voir le personnage principal se déplacer à travers des tableaux comme une marionnette. Ces tableaux retranscrivent de manière imagée la présence psychologique dans laquelle évolue et s’enferme une femme dans ce genre de situation. C’était très important pour moi de mettre en avant ce morceau, d’en faire un clip, je voulais donner corps à mon morceau, à la mélodie, pour donner un impact et une dimension forte.

Je l’ai réalisé à Paris, en co-réalisation avec Stéphane Wyt. C’était une belle expérience aussi de pouvoir réaliser mon 1er clip, surtout avec ce morceau.

Ta rencontre et le feat avec Klingande ?
C’est l’une des premières personnes avec qui j’ai collaboré, et ce depuis 2014. J’ai sorti « RIVA » avec lui, qui fût un titre connu dans le monde. Et c’est lui qui m’a mis un pied dans l’univers de la musique. Il cartonnait vraiment et moi j’étais au tout début de ma carrière. Cela ma permis d’être identifié et d’obtenir une réputation auprès des professionnels du métier.

J’avais envie de collaborer de nouveau avec lui car il fait partie d’un voyage, de mes souvenirs forts. C’était important pour moi de le faire apparaître sur ce deuxième album, il participe à l’histoire de Broken Back. C’est grâce à lui que tout à commencé. C’est donc ainsi qu’est né « Wonder ». Ce morceau parle de la fuite du temps. Il a lui aussi été réalisé en binôme et est sorti en septembre 2019.

Les clips sont très importants pour toi ?
Pour moi c’est très important de mettre des images sur les mots et les mélodies. Je n’ai pas toujours l’occasion de le faire car on ne peut pas tout faire, cela prends beaucoup de temps, je suis souvent en tournée, sur des lieux différents donc ce n’est pas facile de le faire pour tous les morceaux. C’est un plaisir de donner une dimension différente à ta musique, en vidéo.


Va t-on te revoir prochainement en concert en Bretagne ?

Oui très vite je l’espère ! Nous commençons à bâtir la nouvelle tournée, je n’ai pas encore de date à donner, mais ce sera probablement cet été en festival. Dès que j’en sais plus, je le met sur les réseaux sociaux, avec le planning de la nouvelle tournée du deuxième album !

Merci Manon pour l’interview c’est super cool ! Passez tous une superbe journée ! À bientôt !

(Interview : Manon Bilot)

– Facebook : https://www.facebook.com/BrokenBackMusic

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