chronique

ELSER
/ Album « I »
/ Sortie le 12 Septembre 2021

// Certains disques ont le pouvoir de vous extraire du quotidien, de vous propulser la tête dans les étoiles, d’ouvrir durant un bref moment, une parenthèse salutaire pour l’âme, une brèche hors du temps dans laquelle il convient de s’attarder pour en savourer chaque seconde.


Le premier opus de Elser peut être considéré comme le miracle de cette rentrée musicale, une œuvre ambitieuse inclassable dont les textures sonores s’entremêlent et viennent irriguer les sens, jusqu’à se glisser dans les moindres recoins du cœur.

Six titres qui se transmettent comme de précieux secrets. « From the start », en prélude, démarre en crescendo pour atteindre des sommets en nuances subtiles, une sensation éthérée qui ne se dilue pas et se transmute en un arrêt momentané du temps, permet au rêve de prendre sa place.

« Sous mes pas », monte d’un cran, avec ces chorus de cuivre, et au milieu, cette redescente vertigineuse, cet atterrissage au beau milieu d’un paradis perdu.

Les compositions de ce disque provoquent une fièvre instantanée, elles sont des balises émotionnelles, qui échappant comme le sable entre les doigts, laisse à la surface de la peau, une auréole indélébile.

« Stay » est l’illustration de ce sentiment d’enracinement, cette impression d’ancrage intemporel, dans laquelle on se sent immergé, Elser nous gratifie d’un condensé d’émotions , tout y est exprimé avec une modération bluffante. Les ondes Martinot parachèvent cette alchimie qui tient d’un véritable travail d’orfèvrerie.

Six titres qui s’écoutent avec délectation comme si le monde s’était soudain figé, délesté de toutes ses contradictions, loin des turpitudes du quotidien.

Nul doute que Elser deviendra ce qu’il est déjà, un groupe incontournable qu’il faudra surveiller.

(chronique : Franck irle)

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