interview

Dear Deer, duo post punk / no wave Lillois aux énergies underground ardentes à découvrir ou redécouvrir !


 

Pouvez-vous me parler de votre rencontre ? Au début, cette envie de jouer ensemble, c’était d’abord pour le plaisir ou il y avait déjà chez vous un désir d’aller plus loin ?
Notre rencontre a d’abord été amoureuse ! La musique s’est imposée comme une évidence car elle faisait partie de nos vies à tous les deux avant que nous nous connaissions. À la fois en tant que pratique et en tant qu’ auditeurs. On reçoit et on donne, c’est ça qui est beau avec la musique.

Quelle place occupe la musique dans votre quotidien ? Ressentez-vous la pratique musicale comme un « besoin vital », un moyen d’échapper un peu du quotidien, un désir d’exprimer votre être… ?

La musique fait partie de notre quotidien. Peut-être vouliez vous dire: « s’échapper du mode de vie capitaliste tardif qui rend la masse salariale si dépressive ». Si il y a bien quelque chose qui peut aider dans ce cas là, pour sortir de soi même, c’est la musique.

La musique, surtout en live, occupe le temps et l’espace c’est une bonne manière de décompresser. Nous avons la chance en Europe de pouvoir nous exprimer musicalement, ça c’est vraiment un privilège par rapport à d’autres pays où la musique alternative est plus corsetée.

Parlons de votre professionnalisation : quels en ont été les déclencheurs ? Avez-vous rencontré des difficultés dans le cadre de cette professionnalisation ? Des aides et des rencontres en particulier vous ont-elles permis d’y croire et d’avancer ?

Eh bien justement, nous sommes encore dans un entre-deux ! Sans tourneur et attaché de presse, il est assez difficile de s’imposer dans le milieu musical professionnel !

Bien que nous prenions déjà cela très au sérieux (tout en y prenant du plaisir !), nous avons encore beaucoup de cases à cocher. Les organisateurs, et certaines asso/structures sont les aides les plus importantes dans ce milieu ! Ce sont les plus ouverts et les plus accessibles, merci à elles et eux <3

Les initiatives comme le Crossroads, ça représente une aide précieuse ?

Ça c’est certain, et c’est pour cela que nous sommes très heureux d’y être ! Toute l’équipe a été très professionnelle, tant au niveau de la technique qu’au niveau de la communication et du suivi.

Et quel a été l’impact de la crise sanitaire sur vos activités ? Avez-vous ressenti la nécessité de repenser votre mode de fonctionnement, d’aborder et de tester de nouvelles pistes pour vous faire connaître ou vous développer ?
Il y a avant tout la frustration de ne pas jouer devant un vrai public .C’est la première chose qui nous est venue à l’esprit: « mais avec qui partager le live ? ».

Nous avons tout de suite voulu faire des concerts en ligne, la solution paraissait évidente ! Les gens qui nous regardaient,en confinement étaient plutôt réactifs… on nous en parle encore de la tournée dans la maison !

On a même eu le droit de sortir ces concerts à la maison sur CD sur le label Swiss Dark Nights

Enfin, quelle est votre actualité et avez-vous un dernier mot à ajouter pour conclure cette échange ?

Nous vous écrivons de l’aéroport, car nous venons de jouer à Varsovie. Nous allons jouer à Liège le 19 septembre, nous sortons prochainement un split vinyl avec le groupe belge Embers, un clip et un troisième album est en route… Nous devons bien avouer que nous avons également très faim de live !!

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