reportage

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Connais-tu un endroit en France où tu peux croiser des gens qui portent des licornes sur le dos, un viking qui mange une assiette de fromage reggae et qui jette ensuite ses déchets dans des poubelles de recyclage, un gars avec un pantalon « Bob l’éponge » qui regarde des squelettes musiciens jouer dans un lieu où il y a des chaises électriques en guise de décoration ; le tout dans un endroit où les fleurs font six mètres de haut. Et bien sache que ça existe ! Oui ! J’te le donne dans le mille, c’était au festival Le Cabaret Vert à Charleville-Mézières ! Reportage sur la journée du 26 Août 2017 (Festival du Cabaret Vert – 13ème édition – 24 – 27 Août 2017 – Charleville Mézières)
(Août 2017 – par Vincent Vince Picozine et Marjorie Marty.)

intro

Le Cabaret Vert, un festival qui ouvre à la rencontre des scènes régionales et des artistes émergents.
Le site est remarquable avec ses deux énormes scènes, les stands de restaurations et buvettes riches et variés, un festival de la bd, un cinéma, des scènes d’arts de rue, une piste de danse géante, un forum d’associations sur le développement durable, deux superbes campings pour accueillir les festivaliers et bien sur une affiche énorme avec des artistes de tous horizons musicaux pour couvrir quatre jours de concerts.

Nous n’avons malheureusement pas pu être présents sur toute la durée du festival, mais nous n’oublierons pas cette journée du Samedi du 26 Août 2017 que nous avons eu grand plaisir à vivre intensément !

Nous avons débuté cette journée à la rencontre de T/O, jeune groupe Strasbourgeois, sur la scène « Illumination ». Et ce fut une énorme surprise ! Nous nous sommes retrouvés face à un mur de son distillant entre nos oreilles de longues plages musicales planantes et hantées. Sûrement influencés par la période post-punk, shoegaze et dreampop, les quatre de T/O nous renvoient à l’époque où nous écoutions Slowdive et MBV. On se laisse doucement aller, fermant les yeux pour laisser notre imaginaire flirter avec leur musique. Un moment magique qui débutait la promesse d’une journée de « dingue »…

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(T/O – ©photo : Vince Picozine)

Direction la scène « Zanzibar », dans l’impatience d’apprécier Yassassin en version Live ! En chemin, on ne manque pas de croiser un célèbre chasseur de prime de Star Wars en exil, deux elfes aux ailes arc-en-ciel et aux antennes de moumoute violette en pleine dégustation de limonade à la prune et des vigiles sympas habillés en rose. Bref, tout va toujours bien.

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(Yassassin – ©photo : Vince Picozine)

Yassassin, cinq londonniennes en furie et un nom en référence au titre de Bowie issu de l’album « Lodger ». À peine le set commencé, elles nous balancent un rock vif, énergique et vitaminé avec une rythmique accrocheuse à souhaits, une basse bien lourde, des guitares énervées tout en s’attachant aux mélodies et un chant charmeur et rageur. On pense à des groupes comme Hole, Breeders, L7 ou encore PJ Harvey… Du simili cuir rouge, du complet rose, des bas résilles troués, damier noir et blanc, rayures rouges et blanches, lunettes noires, tatouages, blonde, brune, rousse, châtain, Fender Jaguar croise le fer avec Rickenbaker, une explosion de rythmes et de couleurs…Un groupe à la hauteur de nos attentes à suivre de près !

Petit tour au bar à eau…L’idée est quand même géniale de distribuer des gobelets d’eau fraiche gratos (surtout qu’il faisait bien chaud et lourd ce jour-là). Balade au « Temps des Freaks » et Arts de rue. En chemin, des Pokémons dansants, des arbres qui poussent et prennent forme des lettres du Cabaret Vert, des hommes verts et des indiens qui mangent de la barbe à papa…

Arrivés sur place, nous suivons quelques bonimenteurs, une femme poisson, nous visitons le musée des monstres sacrés du Rock’n’Roll, nous voguons de surprises en découvertes étranges avant de prendre une pause spectacle avec un Fakir excentrique plein d’humour et de tendresse.

Retour à la scène Zanzibar où se termine le concert de Allah-Las. Nous apprécions les deux derniers titres, ambiance vintage et psychédélique qui nous rappelle au « Summer of Love » d’il y a cinquante ans. Nous prenons la direction d’un lieu appelé « Groin-Groin », mélange de vestiges de docks, de station-service à l’abandon dans le désert californien, entouré de taules tapissées d’affiches des Led Zeppelin, Sex Pistols, the Cramps… Là, il y a une toute petite scène, une musique endiablée et un public déchainé. C’est encore un groupe régional, en provenance de Lorraine, Tequilasavate Y su hijo bastardo et c’est une tuerie ! Des gars déguisés en zombies mexicains balancent d’énormes riffs garage aux relents de blues trash énergique et sauvage. Une vraie fiesta dans un décor tout à fait adapté !

Après une petite pause repas avec de bons produits Ardennais, c’est reparti pour les concerts ! Et là c’est notre gros coup de cœur de la journée, l’ultime claque émotionnelle avec The Lemon Twigs  composé des frères Brian et Michael D’Addario et de deux de leurs amis de lycée. Les deux frangins âgés d’à peine vingt ans nous balancent des compos rock glam, pop baroque et psychédélique qui auraient fait pâlir David Bowie ou Paul McCartney dans les 70’s.

Nous avions découvert ce groupe il y a presque un an avec le clip « As long as We’re together ». On ne sait pas très bien si nous avons fait un bond dans le passé ou si c’est le passé qui revient à nous. Fringués à la mode 1971-72, genre Bowie période Ziggy Stardust, les deux frères enchaînent les titres géniaux, passent tour à tour de la guitare à la batterie et excellent à chaque instrument qu’ils touchent. Pas de doute, le génie n’a pas d’âge et il commence même très jeune. Les Lemon Twigs ont un talent musical et de composition incroyable, un jeu de scène explosif parfois même furieux, nous sommes littéralement sous le charme ! En attendant leur nouvel album, écoutez « Do Hollywood », chef d’œuvre garanti !!!

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(The Lemon Twigs – ©photo : Vince Picozine)

Retour vers la scène « Illuminations » où va se produire Fishbach, un autre de nos coups de cœur… Lumières basses teintées de bleu, apparait la demoiselle et son groupe. Dès les premières notes, la jeune fée/sorcière Ardennaise armée de sa guitare Vox Phantom nous jette un sortilège et nous fige dans la chaleur étrange de son dense univers, indéniablement inspirée par les sonorités 80’s, celles qu’on aime bien, à la fois dansantes et froides… Flora s’assied sur le bord de scène, allume une cigarette et contemple le crépuscule et l’horizons où nous sommes figurants. Visiblement émue de revenir chanter chez elle à Charleville, elle interprète le titre « A ta merci » de façon remarquable… Un très beau moment !

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(Fishbach- ©photo : Vince Picozine)

La scène « Zanzibar » nous appelle vers l’un des groupe phare de la pop-rock Anglaise (ou devrais-je dire Écossaise) : Franz Ferdinand. Une véritable marée humaine face à un show haut en couleurs musicales . C’est là où l’on se rend compte de l’ampleur du Cabaret Vert lorsqu’on voit ce public en liesse, simplement heureux ! Les Franz Ferdinand enchaînent les tubes, « Take Me Out », « Evil Eye », « No you girls »… Il fait nuit et l’air est empli de bonnes ondes. Y’a pas à dire, on a affaire à un grand groupe !

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(Franz Ferdinand – ©photo : Vince Picozine)

Un dernier concert avec Alb, duo electro/pop de Reims en face à face sur scène, l’un à la batterie, l’autre au chant, machine et guitare. Un spectacle vitaminé et plein de joie. Le fond de la scène est un écran géant en leds où se mêlent des images électroniques en relation avec chaque titre… Une musique entrainante, légère et pleine de vie. C’est une belle surprise !

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(Alb – ©photo : Vince Picozine)

Et ce sont sur ces notes que le Cabaret Vert se terminera pour nous. On renonce à Justice, The Blaze, Vald… qui auraient pu nous mener jusqu’au bout de la nuit. Sur la route du retour, nous croisons une fille lego qui danse, nous saluons Minnie au bras d’un Télétubbies, bref tout va toujours bien… On a le cœur chargé d’émotions et on se promet d’y revenir dans ce Cabaret ! Alors à l’année prochaine et toi aussi, tu as intérêt à revenir !!!

Bilan du Cabaret Vert Édition 2017
Une très belle édition 2017 qui a accueilli 98 000 festivaliers (un record !) durant ces quelques jours de fête et de rencontres musicales et humaines ! La 14ème édition aura lieu du 23 au 26 août 2018 ! On vous y attend très nombreux !

(Article réalisé par Vincent Vince Picozine et Marjorie Marty)
(©crédit photos :Vincent Vince Picozine)

-> Site : https://cabaretvert.com
-> Facebook : facebook.com/cabaretvert

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